vendredi 28 septembre 2018

Comment trouver son âme soeur en Thaïlande?


La meilleure solution pour rencontrer son âme sœur - ou à défaut une fille charmante, souriante et attachante - en Thaïlande, est de s'inscrire sur un site de rencontres dédié à cet objectif. Parmi une pléiade de sites (gratuits ou payants), et après en avoir testés plusieurs, le plus agréable à utiliser, le plus sérieux et aussi le plus efficace en matière de résultat est assurément ThaiCupid.com


Plusieurs dizaines de milliers de membres y sont enregistrés. Le prix commence à 29,99 euros par mois (réduction si vous souscrivez pour 3, 6, 9 ou 12 mois). Contacts illimités et instantanés soit par courrier électronique soit par chat en direct.
La plupart des filles présentes sur se site n'ont qu'un but: se marier avec un Occidental. Souvent déçues par les hommes thaïs, lesquels ont la réputation de ne jamais être fidèles (comprenez ces messieurs, en Thaïlande, il y a un homme pour six femmes !), elles s'imaginent - à tort ou à raison - que les hommes occidentaux sont plus romantiques, plus attentionnés et aussi - ne nous voilons pas la face - plus sécurisants sur le plan financier que leurs homologues thaïlandais.
On trouve deux grandes familles de filles présentes sur ce genre de site de rencontres:
- les "petites jeunes" (18 - 25 ans) issues de familles pauvres (originaires pour la plupart de la région Isan au Nord-Est du pays), maîtrisant très mal l'anglais et peu regardantes sur l'âge de ces messieurs et dont le but premier est le mariage.
- les filles un peu plus mûres (26 - 35 ans), diplômées donc maîtrisant assez bien l'anglais, relativement autonomes sur le plan financier, et qui souvent résident à Bangkok ou dans les grandes villes du pays. Celles-ci ne sont pas systématiquement intéressées par le mariage. Une relation amoureuse dite "à l'occidentale" est tout à fait envisageable.
En Thaïlande, une relation amoureuse sérieuse - avec une fille elle-même sérieuse -, se construit étape par étape. Ne surtout pas chercher à brusquer les choses. Les mœurs thaïlandais, notamment en ce qui concerne le sexe, malgré tout ce qu'on peut croire, entendre ou voir, sont loin d'être permissifs. De plus, les filles, dans la grande majorité, sont extrêmement pudiques. Soyez donc gentleman.
Ne soyez pas naïfs cependant en pensant que les filles que vous allez rencontrer ici sont toutes sérieuses, sincères et honnêtes. Il y a ici - comme partout ailleurs - des personnes incorrectes, inélégantes et menteuses. A vous de faire le tri.





Rencontrer l'amour en Thaïlande


Trouver l'amour en Thaïlande - Rencontrer des Thaïlandaises   


Le site ThaiCupid (ex-Thailovelinks) vu par une Thaïlandaise (Un jour mon prince viendra, nouvelle extraite du livre de Cyril Namiech Thaïlande guili-guili).


Un jour mon prince viendra


Je m’appelle Ploy. J’ai 29 ans. Je suis thaïlandaise. J’habite à Thonburi. Je vends des fleurs au marché de Pak Klong. Je n’ai jamais été mariée. Je n’ai pas d’enfant. Je suis une fille facile à vivre et toujours très souriante. J’aime les tulipes, le football et les ours en peluche. Si vous cherchez une fille de bar avec des tatouages sur le corps, passez votre chemin. Je cherche une relation durable avec un homme âgé de 30 à 45 ans. Européen bienvenu.     

La suite: cliquez sur plus d'infos.


J’ai passé une annonce il y a trois mois sur le site de rencontre thailovelinks.com que m’ont conseillé deux amies qui y ont rencontré l’amour – l’une s’est mariée le mois dernier avec un Japonais et l’autre espère que son prince charmant italien la demandera en mariage dans un avenir proche. Je n’ai pas de préférence particulière quant à la nationalité de mon futur chéri. Étant fan de football, je souhaite seulement qu’il soit ressortissant d’un pays capable de gagner la Coupe du monde. Un Espagnol me conviendrait bien. Un Japonais beaucoup moins.

Philippe, un Français conducteur de train, fut le premier membre de thailovelinks.com à s’intéresser à moi. Son annonce précisait qu’il ne parlait pas anglais : NO SPEAKING ENGLISH OR NO UNDERSTAND ENGLISH SPEAK UNIQUEMENT FRENCH. Ne parlant pas un mot de français, je fus dans l’incapacité de correspondre avec lui. Néanmoins, il en fallait plus pour décourager Philippe. Celui-ci m’envoyait chaque jour des photos. On le voyait au volant de sa voiture, aux commandes de sa locomotive, devant le portail de sa maison. Je recevais également des photos de son canapé en cuir, de sa chambre à coucher, de sa cuisine toute équipée, de son frigo américain qui fait des glaçons et même de son aspirateur au faux air de R2-D2, le robot de forme ovoïde compère de C-3PO dans la saga Star Wars. Philippe cherchait ainsi à me faire comprendre que je ne manquerais de rien si je le choisissais comme futur partenaire de vie. Manque de chance pour lui, je n’ai jamais rêvé de posséder un frigo américain ou un aspirateur au look de robot intergalactique. J’ai donc tenté de faire comprendre à Philippe qu’il perdait son temps avec moi. Le conducteur de train continua à m’envoyer des photos. J’eus droit à Philippe devant son ordinateur, Philippe devant sa télévision full HD, Philippe devant sa machine à laver la vaisselle. Avant qu’il ne m’adresse la photo de sa brosse à dents électrique ou celle de son fer à repasser avec système anticalcaire intégré, j’ai fini par le bloquer en l’inscrivant sur ma liste rouge. J’espère seulement qu’il trouvera chaussure à son pied – à moins qu’il ne finisse par accepter de marcher pieds nus.

Pablo, un Espagnol de 42 ans, ex-chauffeur de taxi reconverti en animateur radio, fut le deuxième Occidental à m’aborder en ligne : « Ploy, j’aime ton sourire. » Son annonce a pour titre La vie est belle. Pablo est handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il répète qu’il est très sportif : « Ne pouvant plus jouer au football, je me suis mis au basketball et au tir à l’arc. » L’accident de moto dont il a été victime il y a six ans l’a privé de ses jambes. Cet ancien joueur de football amateur ne peut plus pratiquer son sport favori. Il se contente de suivre les matchs à la télévision. Pablo supporte le Real Madrid. Il a été très surpris par mes connaissances footballistiques. Je lui ai confié que Cristiano Ronaldo, alias CR7, était le joueur madrilène le plus talentueux.
– À Madrid, il est la coqueluche des filles.
– À Bangkok, il est la mascotte des homosexuels.
– Ronaldo n’est pas ton style d’homme ?
– Au sein de l’effectif madrilène, le plus sexy est Sergio Ramos.
– Et moi, Ploy, comment tu me trouves ?
– Plutôt bel homme.
Pablo s’est très vite attaché à moi. Je suis devenue son petit cœur. Il m’a d’ailleurs invitée à Madrid. Il a dit qu’il se chargerait de toutes mes dépenses. J’aurais alors l’occasion d’assister à un match du Real Madrid dans la célèbre enceinte de Santiago Bernabéu – et donc de voir le beau Sergio Ramos et l’élégant Cristiano Ronaldo en vrai. Pablo a longuement insisté pour que je lui donne mon adresse postale. J’ai fini par céder. Depuis, j’ai reçu deux jolis bouquets de fleurs – dont les intitulés Fais un vœu et Flammes de la passion sont sans équivoque –, une boîte de chocolats Ferrero Rocher et un ours en peluche que j’ai baptisé Iker, en hommage au gardien du Real Madrid. Pablo est un homme très attachant. Cependant je ne me vois pas vivre avec un handicapé, fût-il très attentionné et ressortissant du pays champion du monde de football. Je n’aurai jamais assez de force pour le porter dans mes bras. Même diminué, Pablo pèse encore soixante-dix-huit kilos, soit près de quarante kilos de plus que moi. Et puis, j’ai toujours rêvé de courir main dans la main sur la plage avec mon chéri.

Nicolas a flashé sur moi. Il m’a adressé une succession de petits mots doux avant que je ne lui réponde. Son annonce était originale : Je suis Nicolas, le père Noël. Si vous êtes sage, je viendrai vous apporter l’amour. Et pas uniquement le 25 décembre. J’ai finalement accepté de lui donner mon identifiant MSN pour pouvoir bavarder en ligne avec lui et ainsi faire plus ample connaissance. En guise d’amour, le père Noël a sorti son sexe dès notre première conversation vidéo et me l’a présenté en gros plan : « Voici ton cadeau, mon enfant ! » Les copines m’avaient mise en garde : les sites de rencontres sont truffés de gens bizarres.

Nuch et Tip, mes deux amies, ne veulent plus entendre parler des hommes thaïs. Elles leur reprochent d’être infidèles, égoïstes et si peu romantiques. C’est la raison pour laquelle elles se sont inscrites sur thailovelinks.com, un site permettant de mettre en relation des filles thaïlandaises avec des hommes du monde entier, et notamment des Occidentaux réputés pour leur galanterie. Pour ma part, c’est toujours moi qui ai quitté mes petits copains thaïs. Je ne peux donc pas dire de mes compatriotes masculins qu’ils sont tous volages et inconstants. Je dirais plutôt qu’ils sont immatures et manquent trop souvent de personnalité. Par contre, là où je rejoins mes deux amies, c’est quand elles affirment que les hommes thaïs ne sont pas très romantiques. Qu’aucun d’entre eux ne m’offrent des fleurs, je veux bien le comprendre. Avoir une petite amie qui travaille dans le plus grand marché aux fleurs de Thaïlande et manipule chaque jour des roses, des orchidées et du jasmin n’encourage pas à l’achat de fleurs. Néanmoins, mes différents chéris auraient pu m’inviter à bord d’une ancienne barge à riz restaurée et aménagée en un superbe petit vaisseau d’amour pour un dîner-croisière aux chandelles sur les eaux calmes du fleuve Chao Phraya… ou tout simplement m’écrire un poème d’amour. Le temps est donc venu pour moi d’élargir mon champ d’investigations amoureuses – et de me laisser séduire dans une langue étrangère. À propos, comment dit-on j’ai soif d’amour, en anglais ?

 Je suis artiste musicien. Je joue du piano depuis l’âge de trois ans. Je compose pour le cinéma. Je me passionne également pour la littérature, la mode et la cuisine. Je suis à la fois tendre et volontaire, énergique, patient et tolérant.  
L’auteur de cette annonce s’appelle Brad. Il est écossais. Il a 41 ans. J’ai toujours rêvé de partager ma vie avec un musicien, surtout quand celui-ci arbore un joli sourire et porte des cheveux longs – un peu dans le style de Sergio Ramos, le défenseur du Real Madrid et de l’équipe d’Espagne. J’ai donc adressé à Brad un premier message dans lequel je me présentais comme une jolie petite orchidée qui ne demande qu’à s’épanouir auprès d’un musicien pétri de talent – je demande toujours à Saranya, une amie ayant fait ses études en Australie et dont l’anglais est irréprochable, de faire en sorte que mes messages soient le mieux rédigés possible. Considérant, à tort ou à raison, qu’un pianiste ne s’intéresse pas au football, j’ai volontairement omis de parler de ma passion pour le ballon rond. J’ai bien fait : Brad a le foot en horreur. Il lui préfère la randonnée pédestre. Très bien, nous irons faire le tour du monde à pied. On commencera par la Hollande. On cheminera main dans la main le long des champs de tulipes. Brad aura son piano à queue sur le dos. Et je promets de fermer les yeux à l’approche de l’Arena Stadium d’Amsterdam pour ne pas succomber à l’envie d’aller y voir un match de football. Brad m’a rapidement fait savoir qu’il se rendrait en Thaïlande prochainement et qu’il serait ravi de me rencontrer autour d’un jus de fruit. Je lui ai dit qu’il n’oublie pas d’emporter son piano à queue, auquel il a répondu par un lol. Brad m’a promis de composer une chanson rien que pour moi, Petite fleur du Siam. J’ai hâte d’aller boire un verre en sa compagnie.

J’ai craqué pour un beau militaire polonais, un dénommé Jacek. Sa photo montre un homme au visage carré, comme découpé à la hache, un mélange d’Arnold Schwarzenegger et de Dolph Lundgren – mes références ne sont pas que footballistiques. Sous ses airs de brute épaisse se cache un être doux, sensible et affectueux. Enfin, c’est comme ça que je le ressens à la vue de sa photo.
Militaire polonais, 36 ans, divorcé depuis peu, désire relation avec femme sensuelle, féminine, sexy, tendre et gentille. J’aime faire la cuisine. Je sais repasser. Je sais faire installation électrique, plomberie, mécanique, DJ en soirée. Désire créer une entreprise avec une femme pour vivre heureux et travailler main dans la main pour que les enfants ne manquent de rien. À vous mesdames de me faire part de vos souhaits. Merci.
Je me suis rapidement imaginé vivre avec Jacek. Je le voyais repasser mes petites culottes pendant que j’assistais à la retransmission télévisée d’un match de football, le tout dans la plus parfaite harmonie amoureuse. J’ai tout fait pour le rencontrer. Jacek arrive à Bangkok dans trois semaines, soit quelques jours après mon rendez-vous avec Brad. Au fait, la Pologne peut-elle un jour remporter la Coupe du monde de football ?

Un troisième rendez-vous ne serait pas pour me déplaire. La sélection n’est pas toujours évidente. Quand on retire les pervers, les abrutis, les menteurs, les playboys, les gros, les vieux et les moches, il ne reste plus beaucoup d’hommes susceptibles de m’intéresser. Alors, voyons voir qui est en ligne ? Thaïlande en juillet. Je veux une fille thaïe. On ne dit pas je veux, Marco, mais je souhaiterais. Et puis, sur la photo, ce serait mieux sans la cigarette et la canette de bière. Suivant ! Amoureux de la Thaïlande. 16 voyages et toujours seul. Encore un pingre qui pense que, sous prétexte qu’il arrive d’Amérique, toutes les filles vont se jeter dans ses bras. Tu as une carte bleue, Johnny. Sers-t-en ! Alors, certaines de mes compatriotes, celles qui ont des gros nichons et un scorpion tatoué sur l’épaule, se jetteront à ton cou. Et tu ne pourras plus jamais dire que tu es seul. Suivant ! Homme respectable et respecté, connu dans le monde des affaires, chef d’entreprise, PDG, administrateur de sociétés… C’est ça, Vladimir ! Et moi je suis la reine d’Angleterre ! Suivant ! Coucou, les filles ! Souhaitez-vous apprendre l’italien ? J’habite au Royal Marina Phuket où j’y ai ma résidence principale avec amarrage privé pour mon bateau de plaisance. Je possède une résidence secondaire à Capri, en Italie. Je réside environ huit mois à Phuket et trois mois en Italie. J’aime les voyages, les sports nautiques et la compagnie féminine... L’annonce ne précise pas si Massimo recherche une femme ou des femmes. Beaucoup trop playboy pour moi : suivant ! Homme autoritaire cherche jeune fille obéissante. Pour qui nous prend-il, celui-là ? Le temps de la femme thaïlandaise soumise, taillable et corvéable à merci est terminé, cher monsieur. Encore un qui n’a pas supporté que son ex-femme lui impose d’aller faire les courses, de passer l’aspirateur dans la chambre et de nettoyer les chiottes à la main ! Suivant ! Vivre seul n’est pas drôle. Et vivre avec toi, Lucas, doit être un calvaire. Commence par sourire, l’ami ! C’est à désespérer. Vais-je réellement trouver un homme équilibré, bien dans sa peau, sans autre exigence que de faire une jolie rencontre avec une Thaïlandaise ? Parfaitement imparfait. Je chante faux, mais j’entends juste. Je rajoute du sucre dans le lait concentré sucré. Je ne porte aucun hiéroglyphe moderne sur mes tee-shirts (Nike et Adidas n’y ont pas leur place). J’ai une voiture de pompiers, une vraie. Veux-tu venir faire un tour dans ma voiture rouge ? Voilà enfin quelqu’un d’original, sans prétention aucune, avec un humour teinté de poésie et, qui plus est, un visage immensément sympathique. Je le glisse aussitôt dans mes favoris et m’empresse de lui envoyer un message.
Salut, Arno. Je suis Ploy. La petite fleuriste que je suis aimerait faire un tour dans ta voiture rouge. Y a-t-il de la place pour huit ? J’aimerais faire prendre l’air à mes sept ours en peluche. Ne t’en fais pas, ni eux ni moi n’avons l’oreille musicale. Tu pourras chanter faux. Et puis, on adore tous le sucre. À très bientôt.
Arno est belge. Il a 27 ans. Il est facteur à Philippeville. Il compte venir en Thaïlande au mois d’août. Je vais user de tout mon charme pour le rencontrer. Et tant pis si la Belgique n’est pas un grand pays de football.

Sek, mon ex-petit copain, ne cesse de me laisser des messages sur mon téléphone portable. Je lui manque. Il veut me voir. Il me propose de nous retrouver au McDonald’s – il aurait pu trouver un endroit plus original, à défaut d’être romantique, pour m’inciter à faire le déplacement ! Pour que Sek ne m’importune plus, je lui ai adressé le message suivant : J’ai un nouvel homme dans ma vie, il est Européen. Les messages de Sek sont alors devenus très agressifs. Maintenant tu couches avec des farangs. Ton business de fleurs ne rapporte pas assez. Ils te paient bien, au moins, les farangs, pour coucher avec toi ? J’ai préféré ne pas répondre à ses provocations. Je vais d’ailleurs changer de numéro de téléphone. Je compte tirer un trait définitif sur mon passé amoureux. Sek est vraiment stupide. Sous prétexte que je fréquente un Occidental – ce qui n’est pas encore le cas –, je serais subitement devenue une fille qui couche avec des étrangers pour de l’argent, une thai lady pour touristes sexuels, une éponge à farangs. Il n’est d’ailleurs pas le seul à penser de la sorte. Mes compatriotes sont des milliers à penser comme lui. Pour être franche, il m’arrive aussi d’avoir ce genre de pensée en voyant une fille à gros nichons, un scorpion tatoué sur l’épaule, se promener au bras d’un Occidental bedonnant. Je ne suis pas meilleure que les autres. Et tout aussi stupide que Sek – je le reconnais. Un simple scorpion tatoué sur l’épaule d’une fille et nos cerveaux se mettent à médire, condamner, rabaisser, salir… Ploy-couche-toi-là, tu prends combien, pour la nuit ? Sek en est à son vingt-troisième message. Il finira par m’oublier.  

 Aujourd’hui est un grand jour : j’ai rendez-vous avec Brad, mon pianiste écossais – peut-être l’homme de ma vie, qui sait ! Je suis tout excitée. Je me suis brossée trois fois les dents. J’ai aussi changé huit fois de tenue avant de trouver la bonne. Finalement, j’ai opté pour la discrétion : pas de longue robe chinoise blanche en satin ni de hauts talons, pas même de lunettes de soleil XXL. J’ai choisi une robe légère à motif floral. Ça me donne un petit côté champêtre, fille des prairies, qui devrait plaire à mon musicien. J’ai dit à Brad de me retrouver à l’entrée du parc Saranrom. Il ne peut pas se tromper, c’est juste derrière le Wat Phra Kaeo. Ce sera l’occasion de faire une promenade tout en essayant de se séduire mutuellement. Ensuite, si Brad le souhaite, on pourra toujours aller boire un verre – tout en sachant qu’il est plus jus de fruit que mojito ou tequila sunrise – au bar-terrasse Amorosa, dont la vue imprenable sur le Wat Arun est propice au rapprochement. J’ai tout prévu – les hommes aiment les filles qui prennent des initiatives. J’ai même l’adresse d’un piano-bar, au cas où Brad se sentirait pousser des ailes et voudrait me jouer une petite mélodie de son répertoire. Je croise les doigts pour que tout se passe bien.
– Plooooooooooooooooooy !
– Brad ?
– Ploy-Ploy-Ploy !
Brad se jette dans mes bras et m’embrasse sur la joue. Je le repousse délicatement pour ne pas l’offenser. À cette heure de l’après-midi, il y a beaucoup de monde dans le parc – c’est que personne ne s’embrasse sur la joue dans les lieux publics, en Thaïlande ! Ce n’est pas bien vu.
– Bonjour, Brad.
– Tu es magnifique, Ploy !
Brad porte un tee-shirt rose et un bermuda blanc. Il est beaucoup plus efféminé en vrai que sur les photos ou à la webcam. Il ne cesse de caresser ses cheveux et de faire la poule : « Ploy-Ploy-Ploy ! » Je le soupçonne d’avoir mis du fard sur ses joues.
– Marchons un peu, ma chérie !
Brad récupère mon bras et m’invite à le suivre dans les allées du parc. Sur la grande place centrale, c’est l’heure de l’aérobic. Brad ne se gène pas pour remuer les fesses.
– Tu ne parles pas beaucoup, Ploy !
Il faut dire que je ne m’attendais pas à un tel folklore venant de sa part. Je l’imaginais beaucoup plus discret – et surtout beaucoup plus masculin. Il est certain que je ne présenterai pas Brad à mes copines. Elles risquent d’y aller de leurs petites moqueries : « Savez-vous, les filles, comment le petit copain de Ploy enlève son préservatif ? Il pète ! » Il est temps de siffler la fin du match. Je me console en me disant que l’Écosse ne gagnera jamais la Coupe du monde de football. Au suivant !

Jacek, le beau militaire polonais, n’a rien voulu savoir. Il a insisté pour qu’on se retrouve au coffee shop de son hôtel. J’ai bien essayé de lui proposer un autre endroit, mais il a prétexté qu’il ne connaissait pas Bangkok. Jacek ne se laisse pas amadouer facilement. Il est tout le contraire de Brad. En espérant qu’il ne m’attire pas dans sa chambre au bout de cinq minutes. Je lui fais confiance… à quatre-vingt-dix pour cent. J’ai regardé sur Internet : The Royal Asia Lodge est situé sur Sukhumvit, « à mi-distance entre les deux complexes de loisirs nocturnes que sont Soi Cowboy et Nana Plaza », comme il est précisé sur le site de l’hôtel. Assurément, cet établissement est réservé aux adeptes de la vie nocturne. Une chose est sûre, ce sera beaucoup moins fleur bleue qu’avec Brad – et cent fois plus viril. Un militaire reste un militaire, même en vacances.
– Bonjour, mademoiselle.
– Bonjour, Jacek
Jacek est encore plus beau que sur les photos. Il est tellement  grand et musclé ! Avec un tel soldat au sein de son armée, la Pologne peut dormir sur ses deux oreilles. Jacek m’accueille en me serrant la main de façon très énergique. Je préfère ça à la bise sur la joue. Le militaire fait apparaître une rose rouge de derrière son dos et me l’offre en guise de bienvenue : « Pour toi, Ploy. » Ce type est un gentleman. Jacek m’invite à m’asseoir à sa table, me gratifie d’un large sourire empreint d’assurance et me demande ce que je veux boire.
– Un jus d’orange.
– Toi fille bien, pas boire alcool. Tiens, pour toi ! Médaille militaire. Porter chance à toi.
Je remercie Jacek pour ce cadeau original. Si j’avais su, je lui aurais apporté un petit Bouddha porte-bonheur. Ce n’est peut-être que partie remise.
– C’est le drapeau polonais, au-dessus de la médaille ?
– Non, c’est blason des forces spéciales.
– J’en prendrai soin, c’est promis.
 Jacek passe la commande auprès du serveur de façon très autoritaire. Il ne fait aucun doute que le militaire est un meneur d’hommes. En espérant qu’il ne mène pas les femmes à la baguette…
– Toi très jolie.
Jacek me prend la main. Va-t-il me déclarer sa flamme ?
– Toi savoir cuisiner ?
Pour la déclaration d’amour, je repasserai plus tard.
– Je suis la reine du sushi. Par contre, je ne sais pas faire les pizzas.
– C’est très facile. Demain, moi t’apprendre. Toi faire repassage ?
– J’ai quelqu’un qui s’en occupe.
– Ce quelqu’un, dorénavant, ce sera Jacek, des forces spéciales. Toi vouloir enfants ?
– Oui.
– C’est bien. Moi vouloir trois enfants.
Avec Jacek, c’est carré – pour ne pas dire militaire. Il ne tourne pas autour du pot, va direct à l’essentiel. À quoi bon s’attarder sur la couleur de mes mèches de cheveux, sur la chaleur étouffante qu’il fait dehors ou sur les chaussures mal cirées du serveur ?
– Toi vendre fleurs ?
– J’ai une petite boutique.
– C’est bon business ?
– Je ne me plains pas.
Jacek a vidé d’un trait son verre de vodka. Je suppose que ce n’est pas le premier. Il ordonne au serveur de remplir à nouveau son verre. Je n’ai toujours pas goutté à mon jus d’orange. Je préfère prendre mon temps. Contrairement à Jacek, je ne joue pas à domicile. C’est moi qui ai fait le déplacement jusqu’à son hôtel. Qui dit hôtel, dit forcément chambre d’hôtel. Et que fait-on, dans une chambre d’hôtel ? Donc, prudence, retenue et observation. Autour de nous, attablés dans le coffee shop, des couples mixtes s’alimentent de plats tout aussi mixtes. Sur les tables, c’est pizza contre soupe de nouilles aux boulettes de porc, hamburger contre curry rouge de canard laqué, frites contre riz gluant. Les farangs sont plutôt bedonnants et les filles qui les accompagnent portent presque toutes des tatouages – les scorpions sont de sortie. Certaines filles me dévisagent. Peut-être se demandent-elles dans quel bar je travaille. Si Sek me voyait, il m’incendierait de plus bel : « Tu es descendue bien bas ! » Qu’il sache que je ne recherche que l’amour, et uniquement l’amour, d’où ma présence dans le coffee shop de cet hôtel en compagnie d’un beau militaire polonais d’un mètre quatre-vingt-dix. Au passage, je viens juste de m’apercevoir que Jacek porte un tatouage sur l’avant-bras représentant un aigle coiffé d’une couronne. De là à savoir qui de l’aigle ou du scorpion assure la meilleure protection contre les maladies vénériennes…
– Toi venir dans ma chambre. Moi cadeau pour toi. Grand cadeau.
Grand cadeau d’un mètre quatre-vingt-dix, c’est ça ?
– Toi finir jus d’orange, vite !
– Je préfère rester ici, Jacek.
– Toi pas confiance en moi ?
Jacek n’a plus vraiment la tête à sourire. Peut-être n’a-t-il pas l’habitude qu’on lui résiste. Il réclame un énième verre de vodka et s’allume une cigarette. Jacek ne m’a jamais dit qu’il était fumeur. Ce n’était pas écrit dans son profil. Le serveur lui demande d’éteindre sa cigarette ou bien d’aller fumer à l’extérieur. Jacek attrape le bras du garçon et le fait valdinguer la tête en avant sur la table voisine : « Moi donner les ordres, pas toi ! »  Je ne sais plus où me mettre tellement je suis gênée. Les couples mixtes nous mitraillent du regard – et les scorpions tatoués sur les épaules des filles, se sentant soudain menacés, nous présentent leurs queues.
– Je vais rentrer, Jacek. Merci pour le jus d’orange.
– Moi cadeau pour toi. Toi venir dans chambre avec moi.
– Il est tard. Je vais y aller.
Jacek fracasse la table en deux d’un coup de poing. Les verres volent en éclat et la médaille des forces spéciales polonaises finit sa course dans la soupe de nouilles aux boulettes de porc d’une fille au visage fatigué. Trois employés de l’hôtel se ramènent. C’est muay thai[1] contre close-combat polonais. Je quitte les lieux sans chercher à connaître l’issue du combat. Mon deuxième rendez-vous avec un Occidental s’est encore soldé par un échec. Il me reste encore Arno, mon facteur belge de 27 ans, celui qui rajoute du sucre dans le lait concentré sucré et roule dans une voiture de pompier. Le destin dira si c’est l’homme de ma vie. En attendant, je prie pour qu’un taxi rapplique le plus vite possible – et m’emmène loin d’ici dans un monde plus en adéquation avec ce que je suis, un monde où les hommes se comportent en homme, pas en efféminé maniéré ou en bête féroce.

Arno n’est pas en ligne en ce moment et recevra vos messages une fois connecté.
Ploy : tu me manques, Arno
Ploy : j’ai envie de bavarder avec toi
Ploy : je t’attends
Il est 17 heures en Belgique. Arno n’est pas encore rentré du travail. Ou alors, il est sous la douche. Je prie pour qu’il se connecte le plus rapidement possible. Je viens juste de rentrer à la maison. J’ai besoin de me changer les idées après ma rencontre avec Jacek. Arno saura trouver les mots pour me faire sourire. J’espère seulement ne pas avoir perdu mes illusions. J’envoie un SMS à Tip : Si tu n’es pas couchée, appelle-moi. J’ai tellement besoin de parler pour évacuer le stress. Le téléphone se met aussitôt à sonner.
– C’est gentil de m’appeler, Tip.
– Alors, avec Jacek ?
– Pire qu’avec Brad.
– Il est gay, lui aussi ?
   Rien à voir ! Jacek est violent. Il casse des tables.
Arno est en train de saisir du texte…
Arno : Ploy, tu es là ?
Arno : je rentre du travail
Arno : Ploy ?
– Arno vient de se connecter. Je t’appelle demain matin. Je te raconterai tout.
– Fais attention à toi, Ploy.
Arno : tu me manques aussi
– Ne t’en fais pas, Tip. Bonne nuit.
Je suis contente qu’Arno se soit connecté. Le savoir en ligne me réchauffe le cœur. Je n’ai plus que lui. À moi de tout faire pour que notre relation devienne de plus en plus solide. Et qu’on finisse par devenir inséparables.
Ploy : me voilà !
Arno : coucou, princesse !
Ploy : merci d’être présent tous les soirs pour moi
Arno : dans une semaine, je serai présent pour toi, à Bangkok,  pour de vrai
Ploy : je te prépare une surprise
Arno : j’adore les surprises
Ploy : un lieu de rendez-vous insolite
Arno m’adresse l’émoticône dans mes bras que je lui renvoie aussitôt. Nous voilà virtuellement dans les bras l’un de l’autre. Arno inonde mon écran de bisous. Je réplique avec rougissement. Ni l’un ni l’autre n’ose encore envoyer l’émoticône amoureux. Ce n’est qu’une question de jours. Patience.  

Le dernier message d’Arno sur Yahoo Messenger dit : À demain, princesse, dans la vraie vie. Et demain, c’est aujourd’hui. Je suis tout excitée. Mon prince arrive de Belgique pour moi. Pour notre rendez-vous, j’ai choisi un endroit insolite, une petite gargote où Mae Krow Sunee, la patronne, en plus de faire la meilleure salade de papaye de tout Thonburi, est fan de disco. Elle possède une collection de vinyles des années soixante-dix qu’elle écoute à l’aide d’un tourne-disque rangé dans une sorte de valise dont le couvercle amovible contient le haut-parleur. Mae Krow Sunee est mon DJ préféré. Je lui ai demandé qu’elle passe Rus Pu Tin – la version thaïe de Rasputin du groupe Boney M – quand elle verrait débarquer Arno. Cerise sur le gâteau, la gargote est située à deux pas de la Thonburi Fire Brigade. Avec un peu de chance, s’il y a un feu dans les environs – un feu sans gravité, souhaitons-le – on pourra entendre hurler les sirènes des camions de pompiers – n’oublions pas qu’Arno est propriétaire d’une voiture de pompiers. J’ai ramené de jolies orchidées de ma boutique que j’ai placées sur la petite table bancale où Arno et moi allons déguster les spécialités de la maîtresse de maison. Le décor est très kitch. La salade de papaye sera pimentée à souhait. Et le disco nous fera danser – et peut-être même chanter. Arno me répète souvent qu’il chante faux. J’ai hâte qu’il fasse venir la pluie.

Il est 17h55. Mon cœur s’emballe. Dans cinq minutes, celui qui sera peut-être l’homme de ma vie me rejoindra. M’embrassera-t-il sur la joue comme l’a fait Brad ou bien me serrera-t-il la main à la manière de Jacek ? Si ça ne tenait qu’à moi, je préférerais qu’Arno m’adresse un simple wai accompagné d’un joli sourire. Cela démontrerait un certain savoir vivre. Pour me mettre en accord avec la thématique disco du jour, j’ai choisi une robe courte à carreaux violets et noirs. Mae Krow Sunee dit qu’elle lui rappelle les papiers peints des années soixante-dix – venant d’elle, je prends ça pour un compliment. J’ai demandé à ma coiffeuse de me faire deux longues tresses indiennes, une de chaque côté, pour paraître plus jeune – je n’oublie pas qu’Arno a deux ans de moins que moi. Le tourne-disque joue un tube de Sroeng Santi, l’idole de la propriétaire des lieux. Je remue mes petites fesses au rythme de Crazy Same Same.
J’observe la rue avec attention, me concentrant plus particulièrement sur les allées et venues des moto-taxis. Je remarque la présence d’une Européenne à forte poitrine assise derrière l’un d’eux. Nos regards se croisent brièvement. Elle m’adresse un sourire. Peut-être a-t-elle rendez-vous avec un soupirant thaïlandais rencontrés sur thailovelinks.com ? C’est beau, l’amour.
J’ai conseillé à Arno de descendre à la station de métro de Wongvian Yai, puis de se rendre à moto-taxi jusqu’ici. Je lui ai écrit en thaï l’adresse de la gargote de Mae Krow Sunee. J’ai même laissé mon numéro de téléphone. Arno pourra toujours m’appeler s’il ne trouve pas le chemin. En garçon intelligent et habitué à voyager aux quatre coins du monde, il devrait se débrouiller, je ne me fais pas de souci pour lui. J’entends le tonnerre gronder. C’est signe qu’Arno chantonne, cheveux au vent, le cul assis sur une moto-taxi louvoyant au milieu des embouteillages. Il ne devrait plus tarder.

21h10. Je viens d’avaler une soupe aux nouilles en compagnie de Mae Krow Sunee au son de Rus Pu Tin. Il est tard. Arno ne viendra plus. Peut-être a-t-il eu un empêchement. Je me faisais une joie de le rencontrer. Je vais rentrer chez moi, voir s’il m’a laissé un message sur Yahoo. En espérant qu’il ne lui soit rien arrivé de grave. Décidemment, je n’ai pas de chance avec les Occidentaux – les princes défilent sur les sites de rencontre, mais leur couronne tombe vite. Je demande à Mae Krow Sunee si elle a du paracétamol.
– Tu as mal au crâne, ma fille ?
– Je dois avoir de la fièvre.
– La fièvre du samedi soir… j’ai connu ça, autrefois. Je t’apporte un cachet. Ra Ra Rasputin, lover of the russian queen…

Arno ne m’a laissé aucun message sur Yahoo. Je me connecte, à tout hasard, sur thailovelinks.com. Ma boîte de réception contient vingt-six messages – dont cinq de Brad et trois de Jacek – mais aucun ne provient de mon facteur belge. En cliquant sur la photo d’Arno, j’apprends que son profil a été désactivé. Se serait-il désinscrit du site, pensant avoir trouvé en moi la femme de sa vie ? Je consulte le site d’informations de CNN pour voir si un avion en provenance de Belgique ne s’est pas écrasé. Aucun crash aérien n’y est signalé. Pas même l’irruption d’un volcan susceptible de clouer au sol les avions. Je retourne sur thailovelinks.com. Pablo, le supporter du Real Madrid qui se déplace en fauteuil roulant, y est connecté. Tout comme Nicolas, le père Noël exhibitionniste. Ces deux-là méritent la médaille de la persévérance. Je consulte la page des nouveaux membres au cas où Arno se serait inscrit sous un autre pseudo. Roméo cherche sa Juliette… pour un coup de quéquette. Au moins, l’annonce de ce membre est claire ! Moshé, 85 ans, pour un dernier baiser avant de rejoindre le ciel. Et dire qu’une de mes compatriotes sera assez forte pour aller embrasser ce vieux monsieur avant qu’il ne s’éteigne ! La vie des filles de mon pays n’est pas toujours facile. Prions pour qu’aucune d’entre elles ne se fasse piéger par un détraqué sexuel ou un tenancier de bordel. Je tombe sur la photo de Sergio Ramos. L’annonce qui s’y rattache me fait sourire. Quel petit plaisantin peut-il bien se cacher derrière ?
 Joueur du Real Madrid et de la sélection espagnole, vainqueur de la coupe du monde en 2010 et du championnat d’Europe en 2008 avec la Roja, champion d’Espagne en 2007 et 2008 et vainqueur de la Coupe d’Espagne en 2011 avec le Real Madrid, cherche jeune femme thaïlandaise pour partager moments intimes ailleurs que dans les vestiaires du stade Santiago Bernabéu.  
Le destin, paraît-il, ne serait pas une question de chance, mais une question de choix. Je fais donc le choix de répondre à cette annonce. Où vais-je ? Je ne sais pas. Je souhaite seulement rencontrer l’amour.  
Mon beau Sergio. Le 4 mai 2008, tu as délivré une passe décisive pour Gonzalo Higuain à la 89ème minute du match contre Osasuna. Grâce à ce but, le Real Madrid s'est imposé 2-1 et a remporté sa trente et unième Liga. Le 27 août 2011, Ploy, une petite vendeuse de fleurs originaire de Thaïlande, âgée de 29 ans, soit quatre ans de plus que toi, te sollicite pour un rendez-vous dans la Cité des Anges qui ne finirait pas en eau de boudin.
Et si c’était vraiment Sergio Ramos ?


En savoir plus sur Thaïlande guili-guili: par-ici


Une envie de séduire une jolie Thaïlandaise ?

L'amour, le vrai, existe.




asie

16 commentaires:

rely23 a dit…

Je me devais en lisant cet article d'y apporter mon témoignage, j'ai utilisé le site de rencontre Thailove link et j'ai rencontré ma copine actuelle, je ne peux que encouragé ceux intéressé à foncer en se méfiant toutefois des profiteuses car il y en a, moi je suis tombé sur une perle mais il faut être prudent avant de pouvoir dire que la relation est sérieuse et sincère.

Anonyme a dit…

Pour tout dire, je n'y croyais pas vraiment. J'avais déjà utilisé les services de Meetic et après plusieurs rencontres très décevantes, j'ai décidé de franchir le pas de la rencontre dite "exotique".
Sur TLL, en effet, il y a de très jeunes filles (18 - 25 ans) qui au départ peuvent facilement nous faire perdre la tête (je précise que j'ai 47 ans). Et puis, semaines après semaines, après avoir éliminer les pro de la rencontre et autres filles de bar facilement identifiables, j'ai fini par rencontrer trois filles absolument charmantes et très intéressantes, une prof de math, une vendeuse de bijoux ainsi qu'une infirmière passionnée par la photographie.
Je les ai rencontrées toutes les trois. Ce fut à chaque fois très "fleur bleue", complètement différent des rencontres que j'ai pu faire en France. Deux sont même venues accompagnées de leur amie respective. Alors, bien sûr j'ai fait mon choix. Sabai sabai, comme on dit ici. Et merci à Romantic Bangkok. Pour info, je suis allé à l'Arun Residence, boutique hôtel que vous conseillez ici. Bien sûr je n'étais pas seul. Ma petite infirmière m'accompagnait. Ce fut magique. Voilà, c'était mon petit témoignage. Phill

Anonyme a dit…

Je confirme aussi, ce site est top. Bon faut quand même parler anglais. Y'a aussi pas mal de filles qui ne parle pas anglais. On se débrouille. J'ai même rencontré une fille haut gradée dans la police. Mais bon c'était mariage, mariage et mariage, lol ! Au bout de mes trois mois d'abonnement j'ai trouvé l'amour de ma vie. Elle bosse comme moi dans l'immobilier. C'est magique! Et comme j'ai toujours rêvé de monter un bizness en Thaïlande j'ai fait d'une pierre deux coups. Viva l'amour !!!!

Anonyme a dit…

bonjour ,j'ai renconté une femme thai en 2011 du nord apres quelques mois de relations elle a accepté de m'epouser j'ai construit une maison a samburi pour elle est ses enfants ,elle vie avec moi pour quelque temps en france ,je pense qu elle m aime sincerement ,je sais que j'ai ete tres vite seulement 9 mois apres notre rencontre nous nous sommes marié ,tout ce passe bien pour le moment ,je suis tres heureux et pourtant j ai lue pleins de choses sur les femmes thai elle a mon age 38 ans jamais marié EX prostitué mais maintenant elle pretends etre heureuse pas de dot le jour du mariage voila maintenant 2 mois que nous sommes marié et depuis 2 semaines elle est en france avec moi ,elle ne s'ennuie merci de me repondre

Anonyme a dit…

Je viens de m'inscrire à nouveau sur TLL, une envie soudaine de rencontres en ligne, et surtout, moi qui fréquente la Thailande régulièrement,ras le bol des filles de bar. Il y 3 ans que je n'avais pas mis les pieds sur se site. Pour l'instant, content de converser avec des filles qui ont un métier dit "normal". Vous tiendrai au courant. A+

Cyrsiam a dit…

Ah Thailovelinks !... ce site est devenu incontournable en Thaïlande... toutes les filles, de hautes et de petites vertues, le connaissent... il fait quasiment partie de la dotation que leur remette leur maman avant d'entrer dans le monde adulte... "Va sur thailovelinks, ma fille, tu décrocheras la lune!"... Toujours est-il que j'y ai fait mes plus belles rencontres... et dans mon dernier livre, Thaïlande guili-guili, j'y consacre une nouvelle entière: "Un jour mon prince viendra"... Je viens d'en reprendre pour 3 mois, ce site m'inspire...

Marco a dit…

y'a de tout sur ce site, de 38kg à 130 kg!!!
Celle-la j'aime beaucoup mais elle a pas mordu
http://www.thailovelinks.com/en/profile/showprofile/ID/2648181?searchposition=101&searchtotal=708
130 kg pour les gourmands!!!
http://www.thailovelinks.com/en/profile/showprofile/ID/2306021?searchposition=230&searchtotal=1409
Moi j'aime bien celle-ci
http://www.thailovelinks.com/en/profile/showprofile/ID/1830396?searchposition=319&searchtotal=1409
Je cherche, je cherche.
j'ai commande thailande guili-guili,lirai ça dans l'avion

Cyrsiam a dit…

Merci Marco! Tu m'as fait rire avec tes liens. Au risque, cependant, de te retrouver en face de sérieux concurrents. Be careful, guy! Je t'avoue qu'elle est très mignonne. D'ailleurs, elles sont toutes très mignonnes. Bon, j'ai un chat sur skype qui m'attend. Elle s'appelle... non , silence. Un renard, ce Marco! Merci pour l'achat du bouquin. En espérant que tu apprécies mes petites histoires. Bon voyage! Et ne tombe pas amoureux de l'hôtesse de la Thai Airways! Tu comprendras après avoir lu "Jolie coeur".

andy95 a dit…

moi c'est pas pour le mariage non non non mdr je veux une meuf pour les vacances bon j'ai 25 alors c'est + facile j'ai 2 rencars à bangkok j'espère ça va être cool mon 3ème voyage à bangkok marre des filles de bar enfin on verra donc a+ j'ai hate d'y être le site il est plein de thai cool qq'un connait des boites cool a bangkok la première c'est une étudiante alors je veux la ramener dans un endroit sans putes bon a+

Marco a dit…

Je devrais pas le dire mais j'en suis dèjà à 11 rencontres via TLL c'est bon ça! Un jour je trouverai ma princesse si si! Hier j'ai fait la connaissance d'une fliquette.
Andy essaie Hollywood sur Ratchada soi 8 c'est à 99% thai good luck

jean marc a dit…

salut je voudrais apporter ma contribution et mon témoignage je suis amoureux d'un(e) ladyboy moi c'est un peu plus loin c'est aux philippines .Je crois que le niveau en anglais est quand meme meilleur qu'en thailande Je dois retourner dans un mois et demi pour deux mois je suis fou d'elle et je compte vivre définitivement là bas la vie n 'y est pas trop chère

jean marc a dit…

salut je trouve que par les commentaires ce blog sert un peu trop à afficher son tableau de chasse on est loin du thème "trouver l'âme soeur en asie"
Je ne veux pas faire mon pudibond on a droit à l'erreur mais faudrait quand même éviter de s'amuser avec des gens de ces pays . il y a sur les sites de rencontres en asie bcp qui cherchent l'ame soeur

Cyrsiam a dit…

Ah les ladyboys, ces êtres à la fois sublimes et énigmatiques, ces créatures de légende qui nous font perdre la tête! Chattaya si tu m'entends... Félicitations Jean-Marc... Et vive l'amour!

jean-marc a dit…

merci des mois se sont passés je suis toujours aussi épris d'elle

Vincent Charlet a dit…

Bonjour, moi je vous recommande les Philippines car meme dans un village isolé les gens savent parler anglais . Les filles sont catholiques , donc culturellement plus proches de nous ...:-) Mon site: http://www.mariaphil.com

jean-marc a dit…

oui les philippines c'est le paradis des hommes célibataires que vous cherchiez une femme ou une ladyboy